Elle décide si l’image est lumineuse ou sombre, si toute la lumière entre dans l’œil, et où le grossissement cesse d’être utile. Cette page la définit, la calcule, et dit à quoi sert chaque valeur.
Ce que c’est, et comment la calculer
Le télescope ramasse la lumière sur toute la surface de son miroir ou de son objectif, puis l’oculaire la renvoie vers l’œil en un faisceau étroit. Le diamètre de ce faisceau, c’est la pupille de sortie. Elle se voit : pointez l’instrument vers un ciel de jour, reculez la tête d’une trentaine de centimètres, et le petit disque lumineux qui flotte derrière l’oculaire, c’est elle.
- Par le grossissement : diamètre ÷ grossissement. Un 130/650 avec un oculaire de 25 mm donne 650 ÷ 25 = 26× sur 130 mm, une pupille de sortie de 130 ÷ 26 = 5 mm.
- Par l’oculaire : focale de l’oculaire ÷ rapport f/D. Le même 25 mm sur ce télescope à f/5 donne 25 ÷ 5 = 5 mm, sans passer par le grossissement.
- Sur des jumelles, elle se lit sur le format : 50 ÷ 10 = 5 mm pour des 10×50, 50 ÷ 7 = 7,1 mm pour des 7×50.
Pourquoi elle décide de la luminosité
Pour un objet étendu (la Lune, une nébuleuse, une galaxie), la luminosité de l’image par unité de surface suit le carré de la pupille de sortie. Grossir davantage étale la même lumière sur une plus grande image : l’objet grandit et pâlit.
Il y a un plafond, et il surprend : quand la pupille de sortie égale celle de l’œil, une nébuleuse paraît au mieux aussi lumineuse, par unité de surface, qu’à l’œil nu, moins ce que perdent les miroirs et les verres. Le télescope ne l’éclaire pas ; il la grossit assez pour que l’œil la distingue. C’est la loi de conservation de la luminance, pas une limite de fabrication.
Les étoiles sont différentes : ce sont des points, et leur éclat suit le diamètre, pas la pupille de sortie. Grossir assombrit le fond du ciel sans éteindre les étoiles, et en fait ressortir de plus faibles, jusqu’à ce que la turbulence les étale.
Les deux limites : votre œil, et 0,5 mm
En haut, la limite est votre propre pupille. Si la pupille de sortie la dépasse, le bord du faisceau tombe sur l’iris et la lumière correspondante est perdue : on a payé du diamètre dont on ne se sert pas. Le site prend 6 mm par défaut pour calculer le plus faible grossissement utile, pas 7 : 7 mm, c’est un œil jeune dans le noir complet.
En bas, la limite usuelle est de 0,5 mm. En dessous, l’image grandit sans montrer un détail de plus, elle devient terne, et les corps flottants de votre propre œil commencent à passer devant. C’est la règle des deux fois le diamètre en millimètres.
À quoi sert chaque valeur
- 5 à 7 mm : le plus large champ, pour trouver les objets et voir les grands amas et les nébuleuses étendues sous un ciel noir.
- 2 à 3 mm : le réglage à tout faire du ciel profond, galaxies, amas globulaires, petites nébuleuses.
- Environ 1 mm : la Lune en détail, les planètes, les étoiles doubles, quand l’air est calme.
- Sous 1 mm, jusqu’à 0,5 mm : les soirs de très bonne stabilité seulement.
La voir à l’œuvre
Le simulateur du site affiche la pupille de sortie à côté de chaque grossissement, et assombrit l’image quand elle diminue. Faites glisser l’oculaire de 25 mm à 4 mm sur la même galaxie : elle grandit, puis s’efface. C’est la pupille de sortie qui l’éteint.
Les questions qu’on pose
Comment calculer la pupille de sortie d’un télescope ?Divisez le diamètre par le grossissement, ou la focale de l’oculaire par le rapport f/D.
Un 10 mm sur un 200/1200 (f/6) donne 120× sur 200 mm, une pupille de sortie de 1,7 mm.
Quelle est la meilleure pupille de sortie ?Il n’y en a pas une : environ 1 mm pour les planètes, 2 à 3 mm pour les galaxies, 5 mm ou plus pour les grands champs.
Un bon jeu d’oculaires couvre la plage.
Pourquoi l’image s’assombrit-elle quand je grossis ?Parce que la pupille de sortie diminue : la même lumière est étalée sur une image plus grande.
Diviser la pupille de sortie par deux rend un objet étendu quatre fois plus sombre.
Une pupille de sortie de 7 mm est-elle un problème ?
Seulement si votre œil ne s’ouvre pas autant : avec l’âge, une pupille de 5 à 6 mm dans le noir est courante, et la lumière en trop est perdue.
Quel est le grossissement maximum d’un télescope ?Environ deux fois le diamètre en millimètres, là où la pupille de sortie tombe à 0,5 mm : 260× sur 130 mm, une pupille de sortie de 0,5 mm.
La turbulence arrête souvent bien avant.
Méthode et changements
Ce sur quoi repose cette page et quand elle a changé, calculé depuis le catalogue — aucune date ci-dessous n’est tapée à la main. Il n’existe pas encore d’historique des prix : ce journal dit ce qui a été relevé et quand, jamais si c’est monté ou descendu.
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